Accueil Services La cave Blog La cave Horaires Contact

Une Petite Histoire du Vin dans le Languedoc, Première Partie

Mercredi 03 Février 2021

L'histoire du vin dans la région a commencé il y a plus de 2500 ans. Voici la première partie d'une histoire fascinante. Les autres parties suivront...

Une Petite Histoire du Vin dans le Languedoc, Première Partie
Les Origines

Comme une grande partie de l'Europe occidentale, le Languedoc possédait des vignes indigènes de la famille des vitis vinifera qui poussaient dans les plaines et sur les coteaux lorsque les Grecs ont décidé d'établir des villes le long de la côte méditerranéenne, en commençant par Massilia (Marseille) et Agatée (Agde) au VIe siècle avant JC. On parle actuellement du fait que Béziers est peut-être encore plus ancienne que ces autres villes, mais étant donné qu'elle se trouvait à l'intérieur des terres, ce n'est peut-être pas le cas. Des vestiges d'amphores étrusques et grecques antérieures à l'arrivée des Grecs en Languedoc montrent que les Gaulois locaux appréciaient certainement le vin, mais rien n'indique qu'ils aient jamais franchi le pas vers sa production. Ces mêmes Grecs ont apporté avec eux leurs propres vignes qu'ils ont plantées. Ils ont également introduit l'olivier autour de la côte méditerranéenne française. 

Des traces de pulpe de raisin datant d'environ 600 avant J.-C. ont été trouvées dans un ancien pressoir à olives découvert dans la région de l'actuelle ville de Lattes, au sud de Montpellier. Il est difficile de savoir exactement quelles vignes étaient utilisées pour faire du vin à cette époque. Cependant, on dispose de plus d'informations sur la domination romaine de la région.

Les Romains ont commencé leur conquête du sud de la France en 125 av. J.-C. Ils se sont progressivement déplacés vers l'ouest, établissant une importante colonie à Nîmes pour finalement créer en 58 avant J.-C. la région connue sous le nom de La Narbonnaise. Cette vaste région couvrait les régions modernes d'Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d'Azur et une partie de la région Rhône-Alpes jusqu'à la ville de Vienne, au sud de Lyon. Comme dans toutes leurs activités, les Romains prenaient la viticulture très au sérieux. Il existe de nombreux témoignages, écrits et matériels, qui nous renseignent sur la façon dont les Romains faisaient leur vin. Dans la mesure du possible, les vignes étaient palissadées ou perchées, et le vigneron pouvait marcher sous les vignes pour récolter les raisins. Le raisin était souvent séché au soleil pour augmenter la concentration des sucres. On sait que les Romains séparaient souvent le jus de coule, plus doux et fruité, et le jus de presse, plus tannique, ce qui se fait encore aujourd'hui. Des fouilles archéologiques ont montré que les Romains utilisaient de grandes amphores enterrées dans le sol pour stocker le vin. C'était évidemment la meilleure façon de maintenir une température constante et saine. Les Romains diluaient souvent leur vin avec de l'eau, l'aromatisaient avec des herbes et des épices, et le sucraient avec du miel. 

Étant donné le climat qui se prêtait parfaitement à la viticulture le long de la Méditerranée, la vinification a pris son essor dans le Languedoc romain. A tel point que l'empereur Domitien en a fait l'une de ses cibles en 92 après J.-C., lorsqu'il a décrété que la moitié des vignes en dehors de l'Italie devaient être arrachées pour réduire la concurrence avec les producteurs des provinces italiens. De nombreux grands écrivains romains ont parlé de la viticulture et de la vinification dans l'Empire, et en ce qui concerne le Languedoc, c'est surtout Pline qui a beaucoup à dire. Il fait l'éloge des vins de Baeterrae (Béziers), mais rejette les vins du reste du Languedoc comme étant de très mauvaise qualité. Malgré cela, de nombreux soldats romains sont tentés de rester dans la région et de devenir vignerons, notamment dans la région entre Béziers et Narbonne. Ils ont connus des bonnes années jusqu'au troisième siècle après J.-C., lorsque la surabondance de vin dans l'Empire a provoqué un effondrement des prix. La taille des vignobles romains a alors commencé à diminuer de plus en plus. 

La chute de l'Empire romain au Ve siècle après J.-C. a entraîné la quasi-disparition du vignoble languedocien. Seuls les monastères ont perpétué la tradition viticole, contribuant ainsi à préserver le savoir-faire pour les temps à venir...

Restons connectés par Newsletter

Rejoignez notre liste de diffusion et obtenez une réduction de 10% sur votre première commande!